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    <title>Carnets de voyage - Isabelle Guillemette</title>
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    <pubDate>Sun, 02 Dec 2007 20:56:49 GMT</pubDate>

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        <title>RSS: Carnets de voyage - Isabelle Guillemette - Managers sans frontieres</title>
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    <title>Le mot de la fin</title>
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            <category>Isabelle Guillemette</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Cohorte 2007)</author>
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    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;Le 16 novembre dernier, j’ai terminé mon contrat de 4 mois au sein du PECAN. Heureusement, ce n’était pas la fin de mon séjour au Nicaragua. Effectivement, par les efforts apportés dans mon travail, une proposition m’a été offerte afin de renouveler mon contrat de travail pour une année de plus. C’est donc avec enthousiasme que mon copain et moi allons revenir en terre nicaraguayenne le &lt;/span&gt;14 janvier 2008&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt; pour une nouvelle aventure grâce à Oxfam-Québec. &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Afin de profiter de mes deux mois de vacances et de la proximité des pays d’Amérique centrale, je suis allée faire un petit tour dans un pays voisin : le Costa Rica. Accompagnée de ma sœur, ma cousine et mon copain, j’ai pu découvrir « la Suisse de l’Amérique centrale ». Habité par de nombreux Américains, Allemands et Espagnols, ce pays est rempli de mille et un visages présentant un impressionnant mélange culturel. Visité par plus d’un million d’étrangers par année, il est extrêmement bien organisé pour faire vivre aux voyageurs une expérience inoubliable. Toutefois, la popularité de l’industrie touristique a considérablement fait augmenter le coût de la vie.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Bien que le Costa Rica soit un des pays limitrophes du Nicaragua, il diffère énormément par sa culture, son climat et sa végétation. Là-bas, la pauvreté existe mais à un degré moins important, les problèmes d’eau n’existent pas ou presque et les forêts tropicales remplissent les terres costaricaines. En effet, les parcs nationaux et autres aires protégées de ce genre représentent 30% de l’ensemble de la superficie du pays. L’écotourisme est en quelque sorte la marque de commerce du pays et ce qui attire les adeptes de plein air. Cependant, les nombreux hôtels, condos et domaines présentement en construction laissent croire à l’émergence d’un tourisme de masse au cours des prochaines années. Selon moi, cette réalité remet le principe d’écotourisme en question. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;« Pura vida », la vie pure, est le slogan de ce petit paradis terrestre. Mon voyage aura certainement été à l’image de ces deux mots si souvent entendus durant notre séjour. Les plages du Pacifique, les forêts tropicales, la canopée, les plantations de café, les volcans, les bains thermaux et les nombreux singes en liberté ont fait de mon aventure un séjour bien apprécié. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Le 6 décembre prochain, je serai de retour dans ma réalité, celle où il m’est difficile de voir l’indifférence des gens face aux vrais problèmes du monde qui les entoure. Consciente que mon retour ne sera pas facile étant donné qu’il coïncide avec la période de Noël, qui est de nos jours à l’image de notre société de consommation, je suis toutefois contente de revenir chez moi. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;    &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Je termine donc ce blogue en vous remerciant de l’appui que vous m’avez apporté en m’écrivant des commentaires ou tout simplement en lisant mes textes. En espérant que j’ai pu vous sensibiliser à une réalité qui, à bien y penser, n’est pas très loin de chez nous, je vous invite à suivre ma prochaine année au Nicaragua dans mon nouveau blogue dont l’adresse vous sera divulguée prochainement. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;     &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Au plaisir de vous voir lors de mon passage au Québec!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  
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    <pubDate>Sun, 02 Dec 2007 13:55:37 -0700</pubDate>
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    <title>L’aide humanitaire est-elle une des causes du sous-développement persistant dans le Sud?</title>
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            <category>Isabelle Guillemette</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Managers sans frontieres)</author>
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    &lt;i&gt;Écris le 5 avril 2007…&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;L’aide humanitaire est-elle une des causes &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;du sous-développement persistant dans le Sud?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;« Aider son prochain » est une simple petite phrase entendue maintes fois de la bouche de nos parents et à travers la Bonne Nouvelle proclamée par nos enseignants. Dans les cours d’école, des boîtes à lunch et des jouets sont partagés sans finalité attendue; de petits gestes d’entraide sont posés par simple plaisir et par naïveté. Ensuite on grandit nos intérêts changent et nos actions supposent un objectif collectif mais surtout personnel. Sans être la règle, on ne donne plus simplement par plaisir mais dans l’espoir d’y recevoir quelque chose en retour. On proclame souvent nos bonnes intentions face à plusieurs causes sans toutefois les mettre en œuvre concrètement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette manière de donner, qui naît par un besoin de l’autre, est une image reflétant, d’un côté, le bien aux yeux de notre société. D’un autre côté, l’image sous-entend un geste posé par l’intérêt personnel du donateur et, par le fait même, donné au détriment de l’autre. À cet effet, lorsque je me promène dans le métro de Montréal et que je croise une jeune femme aux yeux rouges de tristesse ne demandant que quelques pièces de monnaie, le geste de déposer quelques sous dans sa main me permet-il de dire que je l’aide vraiment? Pourtant, ce geste irréfléchi que je pose par conscience morale et par pitié peut s’avérer être une aide à la continuation de sa dépendance envers l’argent des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, dans un monde où la globalisation&lt;br /&gt;
 se fait de plus en plus présente, on doit se demander si l’aide apportée à notre prochain du Sud est dans l’unique but de satisfaire ses propres besoins économiques, financiers ou moraux ce qui nuirait ainsi au développement de ce dernier. Dans quelques mois, je serai au Nicaragua, où un peuple assoiffé et victime de catastrophes naturelles ne demande qu’une chose : vivre. Avec mes grandes intentions, je pars les aider, mais au nom de qui? Dans quels intérêts, ceux d’Oxfam-Québec, du Canada, de la communauté internationale ou tout simplement ceux du peuple nicaraguayen? Sachant que le projet a vu le jour des intérêts de plusieurs, il faut se demander s’il aidera réellement ces habitants ou tout simplement le développement de celui-ci pour éventuellement assurer l’enrichissement des plus grands. De cette constatation, je me demande : est-ce que l’aide humanitaire est une des causes du sous-développement persistant dans le Sud?&lt;br /&gt;Pour éclaircir les concepts utilisés au sein de la communauté international et comprendre la signification de ceux-ci, il serait sensé de redéfinir personnellement les différentes facettes de l’aide. De plus, la réflexion portée sur ces termes permettra de répondre en partie à la question qui est l’objet de ce texte. D’abord, il faut faire une distinction entre l’aide humanitaire et le développement international. D’après moi, ces deux termes doivent être différenciés autant par leur manière d’être exécutés que par leur finalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’aide humanitaire est une action posée pour les populations pauvres, sinistrées ou en état de guerre, de manière solidaire. Souvent considérée comme de l’aide d’urgence, elle a pour but d’apporter un secours immédiat à des humains dans le besoin afin d’apaiser leur souffrance et sauver leur vie. À première vue, l’aide humanitaire semble inoffensive ou, je dirais même, sans poursuite d’intérêts de la part des donateurs. Toutefois, l’évolution de l’humanitaire, qui ne cesse de croître au même titre que la mondialisation, est caractérisée par de nombreux acteurs comme les ONG, les États ou les entreprises. Ces organisations profitent de cette situation pour émerger à la grandeur de la planète. En effet, que ce soit par les sommes faramineuses injectées dans l’aide humanitaire ou par les 30 000 ONG dénombrées par le PNUD, l’aide humanitaire diverge parfois de sa mission première : aider les plus démunis. Ses intervenants feront exception à cette règle lorsqu’il est sujet de crises causées par des famines dites organisées ou contrôlées. L’aide contribuera donc au sous-développement économique de certain pays sans toutefois le faire de façon volontaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le passé et même encore aujourd’hui, certaines famines sont provoquées par les dirigeants des pays en développement en privant volontairement les citoyens de nourriture nécessaire à leur survie. La communauté internationale est alors interpellée et doit intervenir en utilisant son droit d’ingérence et en y apportant les ressources nécessaires à la subsistance des habitants du pays. Des tonnes de riz et de maïs sont alors convoyés des pays riches vers le pays dans le besoin et ce, au détriment de ce dernier. Bien que ces stocks nourrissent femmes et enfants, ces surplus de nourriture envoyés dans le Sud engendrent forcément une problématique cruciale pour les petits agriculteurs locaux. Effectivement, dans le cas où le dirigeant du pays manigance la famine, il en découle que les producteurs locaux se retrouvent avec des surplus qui ne seront point vendus et, par le fait même, ne pourront assurer le développement de l’économie locale. Malgré cette exception, l’aide humanitaire est, à mon avis, indispensable à la famine réelle causée par un manque de ressources, par une guerre ou par une catastrophe naturelle. Elle permet de sauver des vies humaines qui ne pourraient être soulagées que par la satisfaction des besoins essentiels à la vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le développement international, aussi appelé aide au développement, se définit comme étant un soutient apporté aux pays en émergence. Si je peux me permettre, l’aide dans ce contexte, sous-entend une aide apportée à un plus pauvre que soi. C’est en quelque sorte une façon de percevoir ces peuples comme des victimes sans origine, sans culture et sans savoir. La richesse de ces cultures est parfois laissée pour compte afin de satisfaire les exigences du Nord qui s’enrichissent ainsi. Qu’elle soit financière, matérielle ou humaine, l’assistance reçue par le Sud vise à faire évoluer ce dernier à un stade plus avancé et à atteindre un niveau de vie acceptable selon les exigences occidentales. À la veille de l’an 2000, les États membres de l’Organisations des Nations Unies (ONU) ont déterminé huit objectifs pour le développement humain à atteindre d’ici 2015. Au profit de tous, le programme demande un engagement et une collaboration des pays du Nord comme des pays du Sud. Malgré les bonnes intentions évoquées, nous sommes loin d’avoir atteint les objectifs si l’on suit la tendance des progrès enregistrés jusqu’à maintenant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant ce constat, on peut se demander : comment se fait-il que l’aide apportée dans plusieurs pays du Sud contribue à un développement minime malgré les investissements majeurs qui leur sont attribués? Si l’aide au développement se résume à exporter nos concepts et nos systèmes occidentaux, le problème est peut-être là. Comment assurer un développement lorsqu’on impose des moyens de faire sans tenir compte des racines d’un peuple et sans avoir même vécu et connu leur culture? C’est demander à des être humains de changer le cours de leur évolution et, de toute évidence, de le faire au profit des autres. Le système économique mondial mis en place ne permet pas un développement sain des pays en émergence par ses lois et ses normes, qui proviennent des États riches. Le FMI, par exemple, attribue de l’argent à des pays s’ils se conforment à plusieurs règles. La logique des programmes instaurés exige des pays pauvres l’exploitation des biens essentiels afin de satisfaire les lacunes des pays riches. Cette réalité résulte en l’achat, par les pays riches, de produits de base à prix modiques tout en restant les meilleurs au niveau technologique. Le Sud se développe donc à un certain niveau qu’il ne peut dépasser étant donné la force et le contrôle du Nord. C’est ce que j’appellerais un sous-développement vu que, peu importe les initiatives économiques entreprises dans un pays, la globalisation impose que des inégalités perdurent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éclaircissement des concepts mentionnés ci-dessus me permet de prendre position face à la question de réflexion. En tout premier lieu, l’aide humanitaire étant une aide apportée en état de crise en marge du système économique, elle prétend être une aide totalement solidaire à l’humanité. Contrairement au développement international, l’aide humanitaire est soutenue dans l’ultime but d’aider les personnes dans le besoin immédiat et non avec un objectif durable en vue. Malgré quelques cas qui font exception à la règle, je soutiendrais l’idée que l’aide humanitaire n’est pas l’une des causes du sous-développement du Sud mais plutôt le pansement qui maîtrise l’hémorragie qu’est le sous-développement. Elle permet donc de guérir les plaies laissées en partie par les guerres, les catastrophes naturelles et le développement international. Cette perpétuelle volonté des pays du Nord de développer le Sud fait souffrir des peuples qui ne demandent qu’à être respectés dans leur mode de vie et dans leur culture, qui sont complètement différents des Occidentaux. Toutefois, à défaut de ne pas posséder certaines richesses, les pays riches convertissent le Sud à leur dépend. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la question de départ, je répondrais que le développement international est l’une des causes du sous-développement du Sud. Non pas parce que l’idée de développement des pays en émergence est utopique, mais bien parce que la manière et la finalité de son exécution ne sont pas saines. Plusieurs projets de développement ne répondent qu’à des statistiques sans satisfaire les besoins réels des populations qui sont les principales concernées. De cette façon, on ne peut attendre un développement de celles-ci mais plutôt un sentiment d’impuissance, étant donné qu’elles ne se sentent pas impliquées et que le projet n’est peut-être pas la solution à leur problème. On oublie trop souvent que les pays en développement possèdent leurs experts locaux et on préfère envoyer nos propres ONG par peur de donner directement l’argent aux dirigeant de ces pays. Comment espérer l’émergence d’un pays si l’on ne peut mettre entre les mains de l’État la responsabilité de   développer et d’aider son propre peuple?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerais terminer ma réflexion en faisant référence au documentaire portant sur Gilles Raymond : Le Porteur d’eau. Ancien coopérant-volontaire, il a décidé de voler de ses propres ailes en créant son propre programme d’implication volontaire à l’île de Flores en Indonésie. Le plus surprenant dans son histoire, c’est qu’il a réussi à irriguer 29 villages sans argent, sans ONG et sans aide publique au développement. Par son apprentissage de la langue du pays et par son cœur, il a su rassembler les gens des communautés et les économies de celles-ci afin de permettre d’acheter le matériel et de construire ensemble les aqueducs. Il a gagné la confiance de ces peuples musulmans et catholiques en étant transparent, honnête et surtout en permettant à tous de participer au projet du début à la fin. Selon moi, c’est le monde idéal du développement international que l’on peut réellement appeler la coopération internationale. De plus, d’après les témoignages des habitants des villages, Gilles Raymond a été l’initiateur d’un mouvement de masse qui ne pourra faire autrement que de perdurer. Il a su motiver un peuple à s’entraider afin, au départ, d’avoir l’eau potable, et c’est alors que d’autres projets venant des communautés ont vu le jour. J’admire beaucoup le travail de cet homme. Il me rappelle à quel point les individus qui s’engagent au sein des ONG y sont généralement de bon cœur mais, malheureusement, la structure dilue considérablement les efforts de ces gens.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette réflexion, une autre question ne peut faire autrement que de me donner des maux de tête. Mon départ en terre nicaraguayenne sera-t-il, à mon grand désarroi, la confirmation de mon positionnement sur les causes du sous-développement des pays du Sud? En espérant une réponse négative, je partirai confiante à l’idée que je peux peut-être faire une toute petite différence dans ce monde que malheureusement je ne pourrai changer!  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;C’est avec conviction que je peux dire après trois mois et demi de travail au sein d’Oxfam-Québec que « non », l’aide apportée aux pays du Sud n’est pas à tout prix l’une des causes du sous-développement. Le PECAN, dans lequel j’investis temps et énergie depuis mon arrivée, est un exemple de projet durable qui donne des résultats aujourd’hui et qui saura en faire autant lorsqu’Oxfam-Québec aura quitté le terrain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je profite même de l’occasion pour vous annoncer qu’aujourd’hui, c’était le lancement officiel de la fondation One Drop, une initiative de Guy Laliberté pour lutter contre la pauvreté. Son projet pilote est le PECAN. Je vous invite donc à visiter le site internet et à regarder plus particulièrement les « Nouvelles du terrain ». &lt;br /&gt; http://www.onedrop.org/&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
 
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    <pubDate>Tue, 30 Oct 2007 10:18:45 -0700</pubDate>
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    <title>Sous la pluie…</title>
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            <category>Isabelle Guillemette</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Cohorte 2007)</author>
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    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: left; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;333&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/Aprsunoragecopy.jpg&quot; width=&quot;250&quot; /&gt;Le ciel est gris, la brume plane sur le flanc des montagnes, les rues sont inondées, les maisons sont humides et la pluie ne cesse de tomber. C’est ce que nous vivons depuis une semaine à Estelí et ce, même dans tout le pays. Parapluie à la main et manteau de pluie sur le dos, voilà comment je vis mon quotidien. Il m’arrive même parfois d’être incapable de sortir du bureau étant donné la rue qui se transforme soudainement en rivière. Le système d’irrigation est inefficace, l’eau qui circule dans les rues est donc sale et contaminée. Même si quelques murs de ma maison sont transpercés par la pluie et que mon linge ne sèche pas, je me compte très chanceuse du luxe que j’ai présentement. Malheureusement, ces précipitations diluviennes sont très néfastes pour la population nicaraguayenne. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;         &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; size=&quot;3&quot;&gt;                &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Selon &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www-usa.laprensa.com.ni/archivo/2007/octubre/16/noticias/nacionales/221526.shtml&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot; size=&quot;3&quot;&gt;La Prensa&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; size=&quot;3&quot;&gt;, 9420 personnes seraient affectées par ces pluies et 5805 seraient présentement hébergées dans des refuges. Des maisons, des chemins et des routes ont été détruites par les glissements de terrain. La chaussée de la &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Route_panam%25C3%25A9ricaine&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;route panaméricaine&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt; s’est affaissée entre Managua et Estelí, et au total, 222 km de cette route a été endommagée.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;                      &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;                      &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: left; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;316&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/Enquelquesminutes.jpg&quot; width=&quot;237&quot; /&gt;Plusieurs agriculteurs se voient perdre leurs récoltes ou ne peuvent tout simplement pas semer étant donné la terre imbibée d’eau. Dans les communautés les plus touchées, la population se retrouve sans eau potable et boivent ainsi l’eau contaminée, ce qui provoquent des problèmes gastriques. Plusieurs équipes de médecins nationaux sont présents dans ces régions afin d’aider les gens affectés en plus des autres équipes d’intervention qui s’occupe d’assainir les eaux. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;           &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Comme moi, vous pouvez constater que le Nicaragua ne souffre pas seulement d’un manque d’eau mais aussi d’une surabondance de celle-ci lors de la saison des pluies. L’année dernière, le contraire s’est produit : il n’a pas plu. C’est difficile de contrôler Dame Nature pour ne pas dire impossible…&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  
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    <pubDate>Wed, 17 Oct 2007 09:46:16 -0700</pubDate>
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    <title>Le Nicaragua avec les yeux de ma mère</title>
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            <category>Isabelle Guillemette</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Cohorte 2007)</author>
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    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: left; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;266&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/Rgine.jpg&quot; width=&quot;200&quot; /&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;Voyager est pour ma mère un plaisir de la vie dont elle ne pourrait se passer. Malgré les nombreux endroits qu’elle a visités depuis ses 21 ans, le Nicaragua était pour elle la découverte d’un nouveau monde. C’est avec joie que je l’ai accueillie et fait découvrir cette terre qui allait lui faire vivre et connaître une toute autre réalité. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Quelques jours à Estelí furent suffisants pour lui montrer comment je vivais mon quotidien. Elle fut d’abord impressionnée par mon chez moi qui, à part les petites fuites d’eau étant donné la saison des pluies, est sécuritaire et très joli. La petitesse de la ville nous a donc convaincues de partir quelques jours afin de voir d’autres coins du Nicaragua. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Afin de faire vivre à ma mère le « backpacking » en &lt;span&gt; &lt;/span&gt;Amérique centrale, les « chicken bus » étaient notre principal moyen de transport. Dans de vieux autobus scolaires colorés, nous avons parcouru une partie du côté sud-ouest du pays.&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: right; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;225&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/IMG_0624.jpg&quot; width=&quot;300&quot; /&gt; Même avec une chaleur insupportable, des bancs inconfortables et des routes parsemées de nids-de-poule, ma mère vivait ces moments comme si elle avait toujours voyagé ainsi. Elle était toutefois impressionnée par les multiples vendeurs qui passent leur journée à faire des allers-retours dans ces autobus, afin de vendre de tout et de rien. Les terminus d’autobus regorgeaient de ces marchands harcelant les passagers locaux et étrangers. Malheureusement, plusieurs de ceux-ci étaient souvent de petits enfants qui, avec leur sourire charmeur, rendaient l’indifférence parfois difficile. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;                                            &lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;213&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/Itinraire.bmp&quot; width=&quot;200&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;Le plan du voyage fut le suivant : Granada, Masaya, Île d’Ometepe, San Juan del Sur et Managua. Malgré notre horaire chargé, ce parcours laissait place à la découverte et à la détente. C’était ma deuxième visite à Granada et encore une fois je pouvais admirer son décor coloré et me promener au bord du Lac Nicaragua. On trouve dans ce lac des poissons scies et des requins d’eau douce. La présence de ces espèces s’expliquerait par une éruption volcanique qui aurait un jour formé la côte pour ainsi séparer le lac avec les eaux du Pacifique. Le lac est immense : il recouvre une superficie de 8624 km&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;    &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: left; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;224&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/Granada1.jpg&quot; width=&quot;300&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;À une demi-heure de route de Granada se trouve un grand marché de produits artisanaux : le marché de Masaya. Toutefois, par manque de renseignement, nous n’avons pu aller à cet endroit. Nous nous sommes retrouvées dans un marché local où ma mère a vécu son premier choc culturel en Amérique latine. Entassés les uns sur les autres, les marchands exposaient leurs légumes, fruits, vêtements, etc. Mais le plus impressionnant était de voir les pièces de viande suspendues et recouvertes de plusieurs mouches. J’ai fait bien des marchés en Amérique Latine mais celui-ci était assez impressionnant. Les odeurs n’étaient pas des plus agréables mais l’expérience fut inoubliable pour ma mère. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Une heure de bateau et nous nous sommes retrouvées dans un petit paradis terrestre où la tranquillité fait quasiment oublier que nou&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: right; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;225&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/Ometepe.jpg&quot; width=&quot;300&quot; /&gt;s sommes au Nicaragua. On retrouve deux volcans sur l’île, Concepción et Maderas, dont le premier est toujours en activité. Nous situant au lac Nicaragua, nous avons pu profiter du soleil et de ses plages qui se trouvaient à quelques pas de notre demeure. Notre petite expédition à Charco Verde nous a grandement impressionnées. Cette réserve naturelle offre une verdure explosant de vert et de vie. Une petite famille de singes nous a même surprises et fait l’objet de plusieurs de nos photos!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: left; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;225&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/SanJuan.jpg&quot; width=&quot;300&quot; /&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;Très différent du reste du Nicaragua, San Juan del Sur n’est pas à l’image d’un pays en voie de développement. Les nombreux condos et les projets de constructions futurs sont des exemples de sa différence. Ses paysages sont toutefois très enchanteurs ce qui explique la venue de plusieurs étrangers soit pour voyager ou pour passer leurs vieux jours. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;    &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Je revois encore les yeux de ma mère devant les petites maisons au plancher de terre, les petits enfants nu-pieds demandant quelques sous, les « squeegees » de Managua qui ont en moyenne 10 ans, les gens jetant leurs déchets par les fenêtres des autobus, la pluie torrentielle, la pauvreté indescriptible, et je sais qu’aujourd’hui elle comprend. Elle comprend que, malgré tout, ces gens gardent leur sourire et ont toujours espoir. Elle comprend pourquoi je suis ici. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: right&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: left; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;237&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/Moietmamancopy.jpg&quot; width=&quot;316&quot; /&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot; style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;Merci maman, j’ai passé une semaine inoubliable!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  
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    <pubDate>Wed, 10 Oct 2007 14:56:30 -0700</pubDate>
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    <title>Les petits marchands de coquillages</title>
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            <category>Isabelle Guillemette</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Cohorte 2007)</author>
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    &lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: left; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;237&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/LasPenitas.jpg&quot; width=&quot;316&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;Les grains de sable chaud sous mes pieds et le son des vagues à mes oreilles, je ne pouvais faire autrement que de me sentir en vacances. Sur ces quelques kilomètres de plage, Las Peñitas offre un lieu adorable et isolé en bordure de la côte ouest du Nicaragua. À mon grand plaisir, j’ai pu me tremper les pieds et jouer dans les vagues pour la première fois dans l’océan Pacifique. La baignade fut bonne en plus de voir surfer les adeptes de la planche sur certaines vagues à en couper le souffle. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; /&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;      &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Accompagnée de deux collègues de travail, Amanda et Édith, le séjour s’est résumé à une partie de plaisir et une thérapie de rire. &lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: right; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;237&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/BarcadeOro1.jpg&quot; width=&quot;316&quot; /&gt;Nous sommes demeurées à &lt;/font&gt;la Barca de Oro où l’accueil fut très chaleureux et la nourriture très appréciée. Étendues sur la plage toute la journée, nous devions nous dégourdir les jambes le soir venu. C’est donc sur des rythmes de cumbia, de bachata, de salsa et de meringue que nous avons dansé à en être trempées! &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;        &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;La plage est parsemée de petits et moyens coquillages magnifiques qui font le bonheur des collectionneurs et surtout des enfants nicaraguayens. Effectivement, ceux-ci les ramassent par centaines pour les utiliser dans la fabrication de produits artisanaux. Âgés entre 6 et 10 ans, les enfants charment et harcèlent des journées entières les gens sur la plage afin de faire quelques sous. Comme dans plusieurs pays du Sud, le travail infantile est une problématique rencontrée au Nicaragua. Les marchands de coquillages sont un exemple d’emploi informel que peuvent occuper les &lt;/span&gt;239 000&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt; enfants&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;âgés entre 5 et 17 ans du pays. Le secteur informel sous-entend naturellement un travail qui peut être dangereux et sans mesures de protection. La question du travail infantile amène toutefois plusieurs questions morales où certains sont pour et d’autres contre. Pour être honnête avec vous, je réfléchis encore…ce n’est pas facile d’arriver à une conclusion.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;          &lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: left; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;237&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/ChickenBus1.jpg&quot; width=&quot;316&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;Entassées dans un « chicken bus », le retour à la maison s’est bien passé. La tête dans les nuages, je me rappelais les bons moments passés sous le soleil chaud de la côte. Encore de merveilleux souvenirs de ce pays que bientôt je ne voudrai pas quitter. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  
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    <pubDate>Tue, 25 Sep 2007 08:07:49 -0700</pubDate>
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    <title>La féria de Trinidad</title>
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            <category>Isabelle Guillemette</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Cohorte 2007)</author>
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    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia,times new roman,times,serif&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;Assises derrière leurs tables parsemées de légumes et de fruits frais, les femmes attendent avec impatience l’arrivée des habitants de Trinidad. Pour certaines, elles accomplissent pour la première fois des transactions qui demandent un contact avec le public et un maniement d’argent. &lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: left; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;316&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/LaTrinidad.jpg&quot; width=&quot;237&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;Dans leurs yeux, on peut voir la confiance en elles, qui peu à peu se dévoile et s’anime dans ce nouveau marché qui leur permet enfin de se faire une place dans l’économie de leur communauté : le marché de Trinidad.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia,times new roman,times,serif&quot;&gt;    &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia,times new roman,times,serif&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;Les Nicaraguayennes sont l’un des groupes cibles du projet PECAN. Victimes de violence (une femme sur deux est maltraitée par son conjoint) et souvent monoparentales, les femmes se retrouvent parfois seules pour assumer la responsabilité financière de leur famille.&lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: right; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;237&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/Unjardin.jpg&quot; width=&quot;316&quot; /&gt; Le projet permet donc à ces femmes, de posséder un jardin ou un système d’eau « goutte à goutte » pour ainsi cultiver des légumes et des fruits durant toute l’année et ce, même durant la saison sèche. À ce jardin, se rattache l’élevage de poules et parfois même de différents bétails. En ce sens, cette fermette permet à une famille de se nourrir et de vendre l’excédent de sa production. C’est en suivant cette logique, que la création de marchés dans les communautés prend tout son sens. Les paysans vendent directement aux gens de leur village des produits de qualité à des prix plus bas que si ceux-ci devaient se rendre dans les grandes villes pour vendre ou acheter.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia,times new roman,times,serif&quot;&gt;          &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia,times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;Le marché de &lt;/span&gt;la Trinidad&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt; a été créé par un de nos partenaires locaux &lt;span style=&quot;LAYOUT-GRID-MODE: line; COLOR: black&quot;&gt;MOPAF-MA (Mouvement pour la paix, l’action en forêt et l’environnement). &lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: right; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;316&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/ElMercado.jpg&quot; width=&quot;237&quot; /&gt;Cet ONG œuvre dans la recherche de solutions aux problèmes d’environnement, de production agricole, de développement communautaire et de sécurité alimentaire. L’association offre à ses bénéficiaires un appui à la commercialisation, une assistance technique pour les jardins, des formations et du microcrédit. Financé par l’ACDI et appuyé par Oxfam-Québec, MOPAF-MA vient en aide à 133 bénéficiaires au total. Ambitieuse et efficace, cette organisation ne pourra faire autrement que de poursuivre notre mission même après les 3 ans de vie du PECAN. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia,times new roman,times,serif&quot;&gt;    &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia,times new roman,times,serif&quot;&gt;&lt;span style=&quot;LAYOUT-GRID-MODE: line; COLOR: black; FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;Pour ma part, l’expérience d’assister à l’ouverture du marché de &lt;/span&gt;la Trinidad&lt;span style=&quot;LAYOUT-GRID-MODE: line; COLOR: black; FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;, fut grandement appréciée. Cette facette du projet propose un résultat très concret qui permet de constater la réussite des efforts de chacun. &lt;img style=&quot;BORDER-RIGHT: 0px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; PADDING-LEFT: 5px; FLOAT: right; BORDER-LEFT: 0px; BORDER-BOTTOM: 0px&quot; height=&quot;237&quot; src=&quot;http://blogs.mngsf.net/uploads/IsabelleGuillemette/Lemarchcopy.jpg&quot; width=&quot;316&quot; /&gt;Bref, ce genre d’événement ne peut qu’être une motivation autant pour nous, les travailleurs du PECAN, que pour les bénéficiaires. &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  
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    <pubDate>Tue, 18 Sep 2007 13:32:08 -0700</pubDate>
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    <title>Universaliste ou relativiste?</title>
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            <category>Isabelle Guillemette</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Cohorte 2007)</author>
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    &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Depuis mon arrivée au Nicaragua, j’ai vu, vécu et entendu des choses qui, à première vue, semblent intolérables. Pourtant dans la réalité nicaraguayenne, elles existent en étant parfois acceptées ou ignorées. Que ce soit le &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot; size=&quot;3&quot;&gt;machisme&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; size=&quot;3&quot;&gt;, la &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://w3.granddictionnaire.com/BTML/FRA/r_Motclef/index1024_1.asp&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot; size=&quot;3&quot;&gt;corruption&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;, le travail infantile ou le secteur informel, certains actes et comportements dans ces domaines viennent profondément toucher mes valeurs. Toutefois, comment réagir face à ces situations?&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span&gt;                                                                                        &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Dans le cadre de mon cours « Éthique des relations Nord-Sud » la session dernière, j’ai eu la chance de réfléchir amplement à la question avant même d’être soumise à ce choc des valeurs. Afin de vous présenter ma façon de voir et de vivre les différences de ce monde, voici un texte que j’avais écrit dans ce cours qui, selon moi, est toujours d’actualité.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;    &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Je termine en vous invitant à lire ce texte et en vous posant la question suivante : Vous êtes universalistes ou relativistes? Bonne lecture et bonne réflexion!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Perpétuelle réflexion&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;    &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Sur une corde tendue, je marche entre deux pôles qui me semblent si éloignés l’un de l’autre que je préfère garder le centre. La position n’est pas facile à garder, la fragilité du fil de fer laisse planer le doute sur mes mouvements minutieux et réfléchis. Du relativisme à l’universalisme, je marche perpétuellement sans trouver cette stabilité qui pourrait semer dans mon esprit la satisfaction de poser un geste à la hauteur de la dignité humaine de l’autre et de moi-même. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;    &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Dans ce monde où les cultures ne forment pas un tout, on doit se poser certaines questions essentielles afin de se positionner face aux questions éthiques que cette réalité nous impose. Devant cette diversité qui m’entoure et une carrière à l’international qui m’est destinée, je ne peux rester insensible et je me dois de réfléchir longuement à cette question. Qui suis-je? Une relativiste, une universaliste ou une relativiste éclairée?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;   &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Pour éclaircir toutes les idées qui ne cessent de bouillonner dans ma tête ces derniers jours, il serait sensé de redéfinir personnellement les positions éthiques d’après mes lectures et les maintes discussions que j’ai eu le plaisir d’entretenir avec des amis. D’abord, la position universaliste prétend que tout n’est pas bon et tolérable et ce, peu importe la manière dont la valeur est manifestée. Selon cette pensée, les actions jugées acceptables par certaines cultures ne peuvent pas l’être pour d’autres. Par exemple, une personne universaliste ne pourrait adhérer à l’excision des femmes même en supposant que cet individu comprenne le contexte culturel ainsi que l’histoire de la pratique religieuse. Dans son absolu, l’universaliste affirme qu’un seul ensemble de valeurs et de règles morales existe dans chacune des sociétés et des cultures et, en conséquence, que la morale est universelle. Il y a donc une hiérarchisation des valeurs universellement acceptables. La dignité humaine ainsi que la vie d’un être humain semblent des valeurs priorisées et défendues radicalement par la théorie universaliste. Par contre, elle est remise en question lorsqu’elle est confrontée à un relativisme historique, lorsqu’on constate le nombre de religions, de cultures et de sociétés qui existent ou ont existé depuis le début des temps. Cette approche sous-entend que certains groupes humains agissent immoralement malgré leur histoire et la manière de concevoir le monde dans lequel nous vivons tous. Par contre, les universalistes reconnaissent l’existence des différences culturelles et soumettent une ligne de conduite à cette complexité sociologique. Devant la corruption, l’universalisme dénoncerait l’agissement contre le devoir sans comprendre qu’elle est parfois bénéfique à la redistribution de la richesse dans certain pays. En conclusion, je pourrais définir l’universalisme comme la morale qui prévaut sur toutes les autres théories ou hiérarchisations de valeurs qui s’opposent à elle. La position universaliste à son extrême revient à dire que rien n’est tolérable, sauf les valeurs qu’elle prône.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;    &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Ensuite vient l’autre extrémité de cette corde raide : le relativisme. Critiquée et remise en question par plusieurs, la position relativiste laisse place à quatre thèses différentes qui sont d’ordre cognitif et moral. Dans un premier temps, elle prétend que les humains conçoivent le monde de différentes manières en fonction de leur culture et de leurs expériences. Dans un deuxième temps, elle revient à dire que les humains, dépendamment du contexte dans lequel ils vivent et de leur vécu, adhèrent à des idées qui peuvent différer complètement les unes des autres. Contrairement à l’universalisme qui prétend une prédisposition innée à adopter certaines normes morales, le relativisme réfute que cette prédisposition existe. Cette position est totalement en accord avec le fait que l’humain possède une hiérarchisation dynamique des valeurs selon les différences culturelles et contextuelles auxquelles il fait face. Si je reviens avec l’exemple utilisé plus haut, l’excision des femmes a un impact différent sur le relativiste. Étant donné que le relativiste reconnaît que la morale diverge selon les coutumes d’un groupe d’individus, il considère l’acte comme étant un rite religieux jugé acceptable. Dans son absolu, le relativisme accorde la vérité à toute morale, donc toute action peut être jugée acceptable si celle-ci est défendue par le contexte culturel dans lequel elle se produit. De plus, ces actions sont soutenues par l’expérience et les valeurs priorisées par l’acteur. Cette position extrême revient à dire que si toute vérité est relative, et que rien n’est absolu, le relativisme ne peut donc l’être. C’est en partie pour cette raison que plusieurs philosophes s’interrogent sur ce paradoxe. Étant donné qu’aucune morale ne prime sur une autre, un relativiste ne s’octroie pas le droit d’intervenir face à un acte jugé acceptable par un autre individu. Dans mes propres mots, je pourrais dire ainsi : « Qui suis-je moi, Isabelle Guillemette, pour intervenir dans une pratique acceptée par une autre culture ». Les relativistes acceptent les différences culturelles et, devant la corruption, ils accepteraient cette action en tentant de comprendre le contexte et le bien-fondé de ce comportement. La position relativiste dans son extrême revient à dire que tout est acceptable. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;     &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Entre ces deux pensées opposées, il me semble facile, à première vue, de prendre une position médiane et de me qualifier comme étant relativiste éclairée. Cette première tentative de positionnement, après avoir clarifié les différentes théories, se définit par mon ouverture sur le monde, sans pour autant adhérer à toutes les cruautés vécues par des milliards d’êtres humains chaque jour. Comme le demande le relativisme, mes valeurs sont ordonnées dans une hiérarchie qui parfois peut changer selon le contexte dans lequel je me retrouve. Par contre, il est difficile pour moi de dire que la vie humaine peut être remise en question selon le contexte. Cela reviendrait à dire que cette valeur prime sur toutes mes autres valeurs; ainsi ma position n’est pas entièrement relativiste et tend un peu vers l’universalisme. Par conséquent, j’ai de la difficulté à concevoir que la vie humaine doit être vue comme une valeur et non comme une prédisposition innée à la survie humaine et celle d’autrui. Maintenant, comment expliquer les innombrables meurtres sur cette planète, si je crois sincèrement que le respect de la vie humaine est inné? Je peux donc argumenter mon propos en disant que l’humain ne peut poser l’acte sans brimer sa propre dignité. De plus, il m’est impensable de croire que l’être humain travaille à l’encontre de la survie de son espèce. Je ne peux donc accepter toute forme de violence pouvant causer la mort de quelqu’un quelque soit le contexte et la cause qui soient en jeu. Il est important que je mentionne qu’il est de mon devoir non seulement de ne pas accepter cet acte mais aussi d’agir dans la mesure du possible afin qu’une vie soit sauvée. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;      &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Maintenant, si je regarde les autres valeurs qui me sont propres, je me rends vite compte qu’elles sont importantes pour moi et donc, que je soutiens que mes valeurs sont meilleures que celles auxquelles d’autres gens peuvent adhérer. De cette idée, je penche plutôt vers un mode de pensée universaliste qu’un relativisme éclairé. Effectivement, je ne peux accepter ou même tolérer au plus profond de mon âme toute forme de violence, qu’elle soit physique ou psychologique, attribuée à tout être humain, quelque soit le contexte. L’égalité des sexes me touche tout autant car je soutiens que peu importe les croyances ou la culture, l’homme est la femme sont deux êtres à traiter respectueusement et ce, sur un pied d’égalité. Ces valeurs auxquelles je crois fortement me sont tout à fait personnelles, c’est-à-dire qu’elles rejoignent profondément ma propre personne et ne concernent que mes propres agissements dans la société. Elles dictent et dirigent mes actes personnels au quotidien; par contre, elles ne pourraient en faire autant pour autrui. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;     &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Je pense comme une universaliste en ayant mes propres valeurs qui, je crois, devraient primer dans un monde idéal, mais j’agis comme une relativiste en n’imposant pas mes valeurs à autrui, que ce soit ici ou ailleurs. Imaginant que dans quelques mois je serai en terre culturellement différente de la mienne, il est certain que plusieurs situations viendront affecter mes valeurs personnelles, mais dans la plupart des cas, je me verrai dans l’impossibilité d’agir. En effet, si je me retrouve dans une situation où les professeurs d’école giflent leurs élèves turbulents dans une classe, je n’interviendrai pas. Même si je sais que, personnellement, je n’accepte pas que l’on fasse du mal à des enfants et que je suis convaincu ce n’est pas le meilleur moyen d’éduquer. Sur le moment même, je n’agirai pas mais j’essayerai de comprendre le pourquoi de leurs comportements pour, en fin de compte, tenter de relativiser ces actes. Il en va de même devant les coutumes ou les rites culturels qui pourraient venir blesser profondément ma personne, sans pour autant faire primer mon échelle de valeur sur celles des personnes ayant un passé et une culture totalement différents de moi. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;     &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Je continue de me déplacer sur cette ligne tracée entre les deux extrêmes et je me rends vite compte que je reviens très vite à mon côté universaliste dans ce genre de situations. Je vais véhiculer mon message de valeurs propres non pas par un geste posé directement à une situation donnée mais bien par une discussion ou un enseignement transmis indirectement. En quelque sorte, peu importe la réalité ou le geste immoral auquel je fais face, je n’agis point, j’essaie de comprendre et ensuite j’enseigne à ma manière ma philosophie de la vie. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;     &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Je ne trouve aucune fin satisfaisante à cette réflexion qui ne cesse de me tourmenter depuis une semaine. Elle devait faire mal… eh bien, c’est réussi! Même si je scrute chaque valeur de ma personne et que j’analyse toute situation pouvant se produire sous mes yeux, il m’est très difficile d’être certaine que ma façon d’agir sera la bonne pour ma dignité personnelle et celle de l’autre. C’est ce qui me fait parcourir à différents degrés la ligne droite qui sépare l’universalisme du relativisme. Par contre, comme deuxième tentative, je pourrais constater que je suis une universaliste à un degré se rapprochant du point entre les deux pôles. Sans être totalement une relativiste éclairé, qui est représenté au centre, je me positionne à cet endroit étant donné ma VOCATION. Mon besoin intense de me promener de culture en culture, de personne en personne, pour aider mon prochain, pour aider à un monde meilleur. Dans quelques mois, je serai une Manager sans frontières, une personne militant pour le bien de tout être humain par le développement et l’aide apportés aux plus démunis. C’est cette pensée que notre monde peut vivre en harmonie qui sous-entend que, pour se faire, certaines valeurs doivent primer sur d’autres. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;           &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-FAMILY: Georgia&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;En conclusion, j’aimerais vous faire part d’une question qui, comme plusieurs, ne cessent de trotter dans ma tête et qui alimentent cette perpétuelle réflexion sur le relativisme et l’universalisme. Une personne qui voit la mort comme une étape de la vie humaine et non comme une fin en soi, peut-elle être en accord avec certaines coutumes qui peuvent causer la mort? De cette idée, je pourrais réfuter mon propos sur la prédisposition de la sauvegarde de la vie humaine et approfondir encore plus cette question. C’est donc même à la fin de cette réflexion que je recommence dans cet engrenage qui, comme une funambule, me fait marcher minutieusement sur ce fil qui me semble si mince et si fragile. Sans trouver une vraie réponse à ma question, je sais parfaitement que la vie glissera plusieurs occasions sur mon passage où la question se reposera et où je replongerai profondément dans cette perpétuelle réflexion. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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    <pubDate>Mon, 03 Sep 2007 16:29:26 -0700</pubDate>
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