Je suis arrivé en AFRIQUE. Après une formation de quatre mois à Québec city, un mois et demi de vacances en France à prendre du bon temps et des kilos, cinq jours de formation pré-départ et huit heures d’avion, mes pieds ont foulé ce continent mythique. Ma destination : la République Démocratique du Congo (RDC), capitale Kinshasa, ville où le recensement n’est pas vraiment d’actualité mais les estimations parlent de plus de huit millions d’habitants.

Premières impressions : chaleur humide mais ça va, désorganisation mais ça va, manque de moyens et d’infrastructures mais ça, ça va beaucoup moins bien.
Descente de l’avion, passage aux douanes, ça fait bizarre d’être un des seuls blancs et l’on peut sentir un regard particulier que l’on ne peut pas trop définir. Ensuite il faut jouer des coudes pour pouvoir récupérer ses bagages. Heureusement on était deux, Joël (mon acolyte québécois) pour essayer d’approcher tant bien que mal du tapis roulant et moi pour garder un œil sur nos affaires déjà collectées.
Ensuite, la réalité de la pauvreté et les premiers enfants qui viennent demander aux mundélés fraîchement arrivés un peu d’argent, réponse : n’bongo eza té. Première leçon de lingala, langue principalement parlée dans l’ouest (swahili pour l’est), qui signifie désolé je n’ai pas d’argent. Maintenant vous devez attendre avec impatience votre deuxième leçon, définition de mundélé, c’est l’homme blanc avec toutes les connotations que cela implique…