Namaste,
Le temps passe vite, déjà à moitié du voyage. Malgré que la notion du temps en Inde soit au jour le jour, j’ai toujours cette impression que les journées sont très courtes. C’est sûrement un signe que je m’ennuie pas! En effet, mon mandat qui consiste à implanter un système de base de donnés me prend beaucoup de mon temps. C’est un défi de taille que de faire la transition entre l’entière gestion des opérations de l’organisation en mode papier pour faire place à la technologie. Mon Hindi, étant encore au niveau débutant,
le plus grand défi est bien sûr ce grand classique de la barrière de langue. Malgré que le projet ait pris quelque temps à démarrer définitivement, l’avancement actuel est très appréciable. Effectivement, l’entreprise devait revoir la base de ces processus d’affaires avant même d’utiliser les technologies de l’information, soit un logiciel de planification du matériel. Cette semaine même, les premières données de ce remaniement organisationnel arrivèrent enfin. L’implantation de la base de données est enclenchée définitivement. Prochain défi, le transfert des connaissances aux utilisateurs du système…en Hindi! Que serait la vie sans challenge!
D’autre part, mon organisation (ONG) qui est en fait une institution d’éducation pour les jeunes filles des milieux ruraux de l’Inde est aussi une entreprise à profits de fournitures de maison. Le concept est d’éduquer ces jeunes filles à l’aide de l’éducation classique ainsi que de l’apprentissage d’un métier conventionnel comme la couture, la broderie, etc. Le profit, qui est maximisé par l’implantation d’un système de base de données, retourne à 100% pour l’éducation de ces mêmes enfants. Ceci étant dit, je fus très inspiré par ce modèle d’éducation dirigé par un département de marketing. Je m’intéresse dorénavant à tout ce qui touche l’éducation. J’ai même été visiter le modèle d’éducation tibétain du Dalaï Lama pour en savoir plus. (
À voir dans mon prochain reportage de TVA)
Au niveau de la vie en dehors du stage, j’habite avec 7 autres stagiaires internationaux dans un nouvel appartement à environ 1 heure d’autobus de mon travail. La vie sociale est donc très active. Merci au programme de stage de l’AIESEC qui me permet de joindre les 75 stagiaires qui sont présentement à Delhi. Pour ce qui est des fins de semaines, je travaille environ un samedi sur 4. Dès que j’en ai l’occasion, je combine mes intérêts de voyages ainsi que mes projets de documentaires de TVA. Je voyage donc en bus ou train de nuit chaque fin de semaine pour revenir juste à temps pour le travail le lundi matin. Un peu intense et fatiguant mais il y tellement de choses à découvrir dans ce grand pays que ça en vaut la peine…