Mardi, 28 août 2007
Bonjour à tous, C’est probablement mon dernier post sur ce blog. Déjà trois mois passé au pays des poules et c’est comme si j’étais arrivé hier. Il y a eu des moments absolument prodigieux et d’autres plus difficiles, je suis contente de revenir pour voir tous ceux qui m'ont manqué (et avoir un accès facile à une douche et toilette) mais je suis évidement bien triste de quitter tous les gens qui m’ont accueilli. L’Afrique subsaharienne (ok il ne faut pas généraliser, je devrais dire le Cameroun mais il y a surement des choses qui reviennent chez les africains), c’est tout ce que je n’avais jamais vu au cours de mes voyages sur les autres continents. Il y a eu des trucs plus négatifs, comme partager la bus avec des poules, chèvres et cochons ainsi que 100 autres personnes même si la bus a 50 places, se faire crier « la blanche » à chaque 2 minutes, manger dans des places tellement crades que vous n’oseriez même pas y entrer (et pourtant, on est jamais malade!!!), sans compter toutes les histoires familiales, mentalités ou croyances qui ont frapper mes valeurs de plein fouet et m’ont fait réfléchir énormément. C’est ici que la différence culturelle m’a le plus frappée et que j’ai dû le plus apprendre à jouer avec. Malgré tous les défauts de ce pays (précision : tous les pays ont leurs défauts), dont la lenteur de tout ce qui peut exister (ah! qu'est-ce que ça peut être difficile pour un occidental!) je dois mentionner que le Cameroun et son accueil me manquera. On y est très mal servi et il n’y a carrément aucune infrastructure touristique moindrement organisée, mais sainte, on est toujours bienvenu dans n’importe quelle maison. On ne connait même pas les gens, ce n’est pas grave. On est toujours reçu avec de la nourriture et on peut toujours y coucher. Chez n’importe quel camerounais, c’est chez nous. Et dieu sait qu’ils s’entraident, les camerounais. Ils demandent souvent l’argent au blanc, un peu à la blague, mais très peu quête réellement dans les rues, malgré que le pays soit très pauvre. Ils sont très fiers et avant de laisser leur frère quêter et perdre la face, ils vont l’aider. D’ailleurs, ils sont tellement solidaire qu’ils s’appellent tous « mon frère », « ma sœur » ou encore si c’est un ainé « papa » ou « maman ». Bref ils sont tous de la même famille et même moi des fois j’ai eu la chance d’être leur sœur!!! Je n’aurai jamais eu autant d’histoires à raconter, mais un dépaysement comme ça, ça se raconte peu, ça se vit!!! xx
Jeudi, 23 août 2007
C’est une semaine plutôt chargée qui nous a attendue avant le retour au Canada, quelques missions nous devaient d’être remplis sans quoi je n’aurais pu être satisfaite de mon stage. Ainsi, le rendez-vous avec le BACC (bureau d’appui à la coopération canadienne) a été fixé pour le 16 août. Nous avons donc quitté le village le 10 août afin de prendre trois petites journées de vacances à Limbé, sur le bord de la mer. En pleine saison des pluies, non ce n’était pas l’idéal, mais tout de même, ça nous a donné l’énergie pour affronter une dernière fois Yaoundé, et surtout, les transports de quatre heures qui se transforment en douze heures et tout ça bien cordé entre deux personnes (ici quatre bancs servent toujours pour cinq personnes)…ah le Cameroun! Nous sommes ensuite repartir vers Yaoundé. La première journée était prévue afin de courir un peu partout pour allonger nos Visa. Nous nous sommes bien fait avoir sur celle-là, nous n’aurions pas soupçonné que ce mercredi pouvait être journée fériée. Vous avez vu le film Babel? On peut bien y comprendre les répercussions que peuvent avoir un certain geste accompli à un certain endroit dans le monde sur une autre partie du monde. Et bien voilà ce qui est arrivé. L’ambassadeur devait être en vacances en France cette semaine là, avec sa femme. Et bien une canadienne a kidnappée son enfant et s’est réfugiée au Cameroun. Cinq heures avant de partir en France, l’ambassadeur a reçu un appel. Il se devait de rester afin de retrouver celle-ci et l’enfant. Et bien voilà, il l’a finalement retrouvé, sans l’enfant (oups!), et a dû l’emprisonner dans une prison de 800 personnes en contenant 4000. Bref, cette femme, ayant causé bien des émois à son ex-mari et ayant gâché les vacances de l’ambassadeur, nous a permis, à Émilie et moi, de profiter d’un bon souper le 15 août à la résidence de l’ambassadeur. De plus, le lendemain, lors de la présentation des projets au BACC, nous avons pu ensuite le rejoindre dans son bureau, avec Sa Majesté, le Chef Fonakeukeu ainsi que Guy Wawba, responsable de l’ONG APRIS. Rien de très mauvais, disons que ça a mis de la pression sur le BACC et que l’ambassadeur suit le déroulement des choses de près…En bref, avec un peu de travail et quelques ajustements sur les projets, les chances d’obtenir le financement sont assez bonnes!
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Mercredi, 8 août 2007
C’est par un beau dimanche ensoleillé que Émilie et moi nous sommes enfin rendues à l’église afin d’entendre les merveilleux chants africains. L’ambiance était beaucoup plus dynamique qu’au Québec. Nous sommes arrivées en retard puisqu’on nous avait mal informées sur l’heure de la messe. Heureusement, celle-ci a duré plus de trois heures! 
Mardi, le 31 juillet, fut donnée la séance d’information sur la malnutrition, organisée par Marcel, au centre de santé. La séance contenait tant d’informations sur comment bien se nourrir, même une petite démonstration d’une recette très nutritive afin de conscientiser les parents. La formation fut très appréciée par les mamans qui sont venues, une trentaine environ accompagnée de leur bébé.
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Lundi, 23 juillet 2007
Lundi, 23 juillet 2007
Mardi, 10 juillet 2007
La découverte des Bororos
Les Bororos sont un peuple autrefois nomades qui sont venus s’installer dans les collines de Fonakeukeu. Son of Majoko, qui signifie en fait fils de Majoko, puisque le père de l’homme rencontré s’appelait Majoko, est d’origine Algérienne. Son père est partie de ce pays, s’est rendu au Niger puis Nigeria. C’est au Cameroun, tout près de Fonakeukeu, que le fils a décidé de s’établir.
Dimanche, nous avons franchis les montagnes séparant la chefferie Fona du village des Bororos afin de s’y rendre. Une merveilleuse randonnée, non point facile mais combien émerveillante. C’est toujours une sensation exceptionnelle que de se sentir seule au milieu des montagnes. Les paysages époustouflants, les bœufs mais surtout les enfants ont réussi à me faire oublier la chaleur et l’épuisement.
Une fois au village, nous avons rencontré Son of Majoko. Nous avons discuté avec lui, Chef Fona nous servant de traducteur! Un homme dont le savoir était très impressionnant. Les Bororos sont musulmans. Son of Majoko prie donc sur une peau de bœuf offert par sa famille résidant au Nigéria. Les résidents du village se rendent à Dschang (ville la plus près) une fois par semaine afin de vendre le lait qu’ils produisent ainsi que les excréments de bœuf qui serviront d’engrais.
Ce fut donc une journée de découverte fantastique et un petit trek dans les montagnes on ne peu plus plaisant.
Hier, nous avons célébré l’anniversaire de Marcel. Pour l’occasion, la cuisine de chez nous fut mise en vedette. Encore une fois, toute la préparation ne fut pas de tout repos. Mais elle en a valu la chandelle. Ce fut un réel bonheur, et surtout quelque chose que l’on croyait impossible au Cameroun, de manger le pain à l’ail, les pâtes au vin blanc et les mini- pizza. Au dessert, un merveilleux grand-père au sirop a accompagné le tout. Disons que Marcel ne s’y attendait pas! Étonnement, la famille semble avoir apprécié la nourriture puisque plusieurs en ont repris!
Lundi, 23 juillet 2007
Il nous l’avait promis, on en doutait un peu. Et pourtant, c’est un haut-commissaire souriant, intéressé et encore une fois très accessible qui est venu jusqu’à nous, ou plutôt, jusqu’à Fonakeukeu et son Chef, samedi le 14 juillet. Dans le cadre non officiel de ses vacances, il est venu déguster un des meilleurs blés d’Inde au monde, celui de Fona. Bien que pressé de faire découvrir le Cameroun à ses invités québécois, il a tout de même pris le temps de visiter le centre de santé. Sa femme avait, en plus, un sac de linge à offrir aux gens du village. La visite s’est définitivement bien terminée…on nous a donné un petit sac comprenant une bouteille de vin et une tonne de fromage!!! Du fromage… pratiquement introuvable ici! Deux St-Paulin, un bleu, un brie, un chèvre, mais surtout, ce fameux fromage au cumin de la Fromagerie Bergeron!
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Jeudi, 5 juillet 2007
Voilà, c’est au Cameroun que j’ai souligné pour la première fois la fête du Canada. Sur invitation, nous nous sommes donc rendus à Yaoundé afin de festoyer avec les autres Canadiens à la résidence de l’ambassadeur. Une résidence assez imposante bordée d’une piscine hors-terre! Elle vient très probablement du Québec. On y a rencontré un homme travaillant pour Développement international Desjardins et ayant pour sa part amené tout le matériel pour construire un spa! C’est là que j’ai appris que l’ACDI permet d’amener 1 200 kilos de bagages. Imaginez, j’en avais 20 et j’en ai trop amené pour mes besoins! Alors, il me fait plaisir de vous dire que vos taxes servent, entre autres, à payer le bar ouvert et de merveilleuses petites bouchées pour environ 800 personnes, dont peu sont canadiennes! Mais que voulez-vous, relations internationales obligent. Dites-vous au moins qu’on en a profité!
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