L’aide humanitaire est-elle une des causes du sous-développement persistant dans le Sud?Mardi, 30 octobre 2007
Écris le 5 avril 2007…
L’aide humanitaire est-elle une des causes du sous-développement persistant dans le Sud? « Aider son prochain » est une simple petite phrase entendue maintes fois de la bouche de nos parents et à travers la Bonne Nouvelle proclamée par nos enseignants. Dans les cours d’école, des boîtes à lunch et des jouets sont partagés sans finalité attendue; de petits gestes d’entraide sont posés par simple plaisir et par naïveté. Ensuite on grandit nos intérêts changent et nos actions supposent un objectif collectif mais surtout personnel. Sans être la règle, on ne donne plus simplement par plaisir mais dans l’espoir d’y recevoir quelque chose en retour. On proclame souvent nos bonnes intentions face à plusieurs causes sans toutefois les mettre en œuvre concrètement. Cette manière de donner, qui naît par un besoin de l’autre, est une image reflétant, d’un côté, le bien aux yeux de notre société. D’un autre côté, l’image sous-entend un geste posé par l’intérêt personnel du donateur et, par le fait même, donné au détriment de l’autre. À cet effet, lorsque je me promène dans le métro de Montréal et que je croise une jeune femme aux yeux rouges de tristesse ne demandant que quelques pièces de monnaie, le geste de déposer quelques sous dans sa main me permet-il de dire que je l’aide vraiment? Pourtant, ce geste irréfléchi que je pose par conscience morale et par pitié peut s’avérer être une aide à la continuation de sa dépendance envers l’argent des autres. Maintenant, dans un monde où la globalisation Continuer à lire "L’aide humanitaire est-elle une des causes du sous-développement persistant dans le Sud?"
Posté par Managers sans frontieres
dans Isabelle Guillemette
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J'ai danséDimanche, 30 septembre 2007
Mariame est arrivée au CIEPEX au début du mois d’août. Grâce à elle, je ne suis plus la seule fille au CIEPEX! Nous sommes tout de suite devenues des amies. Nous avons presque le même âge et son statut de secrétaire-réceptionniste lui permet de passer du temps avec moi, même pendant les heures ouvrables. On partage aussi nos repas du midi ensemble. Cela faisait peut-être deux semaines que nous nous connaissions quand elle est venue faire un tour à la maison, par le premier (!!!) samedi ensoleillé que je voyais à Conakry. Elle n’avait pas beaucoup de temps car elle devait aller à une cérémonie traditionnelle organisée chez une de ses tantes paternelles à l’autre bout de la ville. Quand elle m’invita à y participer, vous vous imaginez bien que j’ai tout de suite dis oui! Nous sommes donc passé chez Mariame ou elle a enfilé un boubou traditionnel et puis nous avons quitté pour la maison de sa tante. Après avoir emprunté plusieurs taxis, car la maison se trouvait vraiment loin, nous avons atteint le bon quartier. De là, il fallait marcher encore pendant plusieurs minutes. Enfin nous sommes arrivées chez sa tante après environ une heure de route. Dans la cour, des chaises étaient disposées en cercle pour les invités. Nous nous sommes installées près de l’endroit où étaient assises les tantes de Mariame, des dames très gentilles et très belles dans leurs longs boubous à motifs et leurs coiffes assorties. Il n’y avait que des femmes à cette cérémonie traditionnelle. Sauf deux jeunes hommes qui jouaient du tam-tam et autres instruments de musique à l’avant du cercle formé par les chaises. Les femmes parlaient entre elles et tout était encore plutôt calme. Pourtant, la mère de Mariame m’avait bien dit avant que l’on parte que les femmes allaient danser, danser, danser… Mais on aurait dit que tout tardait à commencer. Finalement, une vieille dame est entrée dans la cour et a étendu une natte un peu en retrait du cercle, à la droite des musiciens. Ensuite, le bruit des tambours nous est parvenu de l’extérieur. Il se rapprochait. Un groupe de femmes est entré dans la cour en chantant joyeusement et en jouant de toute sorte d’instruments, parfois même improvisés. Il y avait des enfants avec elles. Le cortège a fait le tour de la cour, et puis quelques-unes de ses membres ont pris place sur les chaises comme nous. Deux jeunes filles ont été conduites à la natte où elles se sont assises en compagnie de la vieille dame qui l’y avait installée. On leur donna des genres d’instruments à percussion fabriqués avec des morceaux de calebasses brisées suspendus sur un fil au bout d’une baguette de bois. Les fillettes, âgées d’environ six et dix ans agitaient leur nouvel instrument au rythme de la musique des musiciens qui jouaient à l’avant. L’ambiance était réellement à la fête. Trois ou quatre griottes, des femmes venues chanter les louanges de l’organisatrice de la cérémonie, des participantes etc, circulaient en chantant et dansant. Pour les remercier de leur présence, les femmes leurs remettent de l’argent. Ces femmes (mais il y a aussi des hommes griots) improvisent des chansons et autres prestations pour leurs « public ». Une d’entre elles avait rempli sa robe de coussin et de bourrure afin d’avoir l’air d’avoir des fesses et des seins énormes, vraiment disproportionnés. C’était plutôt comique.
Les femmes se sont mises à danser, formant un nouveau cercle à l’intérieur des chaises. Une par une, elles allaient danser au milieu. Tout le monde riait et s’amusait bien. Elles tournaient, sautaient, chantaient, levaient leurs pieds! Leurs mouvements étaient en même temps gracieux et forts, spontanés et songés. J’étais très impressionnée et ne regrettais pas d’être venue, même au prix de cette heure passées dans des taxis trop bondés! Ensuite, comme je m’y attendais un peu, une des tantes de Mariame me tira par le bras pour que je me joigne à la danse. Je crois que j’ai ris autant que je les ai fait rire! La danse africaine, ce n’est pas facile! Mais tout le monde était bien content que j’ai osé essayer et les femmes me serrèrent fort contre leur cœur. Comme il était déjà près de 17h et que nous souhaitions rentrer à la maison avant qu’il ne fasse sombre, nous avons dit au revoir aux convives et sommes retournées à travers le quartier pour prendre un taxi. Les femmes continueraient à danser pour quelques temps encore, avant de manger et de quitter. La cérémonie se terminera tôt. Car après le départ des invitées, il faudra effectuer la cérémonie en tant que telle. Je ne sais pas si vous avez deviné? Moi je le savais depuis le début et cela donnait une saveur un peu amère aux festivités auxquelles je prenais part, ou au moins un regard différent. Mais je ne regrette rien et je le referais si c’était nécessaire. Après tout, qui suis-je pour juger les traditions des autres? Mais en même temps, ça me fait un peu bizarre quand je pense au jour où j’ai dansé à une cérémonie traditionnelle d’excision.
Posté par Managers sans frontieres
dans Audrey Patry-Moncion
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21:55
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PLACE AU BOULOTLundi, 23 juillet 2007
PLACE AU BOULOT Je commence ma troisième semaine en Afrique et je suis de plus en plus impatient d’aller sur les bases. L’organisation chez ACF est une gestion des bases terrain par une ou plusieurs bases support. En ce qui concerne la mission RDC ouest elle se compose de la manière suivante : 6 bases terrain (plus quelques une en devenir) et deux bases support qui sont situées dans les villes les plus importantes du pays, à savoir Kinshasa et Lubumbashi. En ce qui me concerne, j’effectue mon stage en capitale à Kinshasa et ma description de poste est assistant administrateur aux Ressources Humaines. Il a été convenu de faire un stage le plus complet possible en passant par les deux départements de coordination, à savoir l’administration et la logistique. Pour l’instant je travail au sein de « l’admin », viendra le temps de me former à la « log » puis d’aller voir sur les terrains la réalisation de nos actions. Mon activité principale pour le moment est de poser une multitude de questions, de garder mes oreilles et mes yeux bien ouverts et la qualité de mes formateurs fait le reste. Je viens d’être chargé officiellement de la supervision d’un staff national. Le nom de son poste : protocole ; son travail : la gestion des expatriés. Notre travail est de s’assurer que les « expats » ont leurs titres de transport, leurs visas et que les démarches administratives liées aux ambassades et aux consulats effectuées. Le rythme de travail s’accélère et en dehors de la responsabilité des expats, différents travaux me sont confiés. Je suis en charge de communiquer avec notre cabinet d’avocat et de suivre les différents dossiers. Nous devons également effectuer le recrutement de staff national afin de trouver les postes encore vacants de notre nouveau projet dans la province du Bandundu. En dehors de ces nombreuses heures de travail, notre équipe trouve le temps de se détendre le week end dans les restaurants et dans les bars. Il y a aussi un club sportif avec un petit terrain de soccer, deux terrains de tennis et une piscine. Très agréable pour se détendre le dimanche. Nous sommes sortis a l’extérieur de la ville voir les bonobos, quatrième grand singe vivant uniquement au Congo. Malgré le fait que ce soit un parc, gérer par une association, c’est très impressionnant et très drôle de voir nos lointains cousins (pas si lointain que ca d’ailleurs). Voila pour les nouvelles, je continue également d’apprendre le Lingala et malgré une lente progression j’apprécie particulièrement ces moments d’apprentissage avec les congolais. Je vous tiens au courant de l’évolution de mes activités tant professionnelles que personnelles. A bientôt. P.S. Je viens de finir la lecture d’un livre que je recommande a tous. L’auteur est d’ailleurs un membre fondateur d’ACF : Jacques ATTALI, une brève histoire de l’avenir. Incroyable. Julien.
Posté par Managers sans frontieres
dans Julien SAINSAULIEU
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11:39
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