MissionMardi, 30 octobre 2007
En septembre je suis partie avec M. Dioubaté (le coordinateur du projet d’accès au marché du karité du CECI avec qui je travaille aussi au CIEPEX) pour une mission à l’intérieur du pays. C’était vraiment toute une chance pour moi de découvrir ce qui se trouve à l’extérieur de Conakry. Notre mission avait pour but de distribuer des questionnaires afin d’identifier les groupements producteurs de karité, la quantité d’amandes, de beurre et de sous-produits qu’ils produisent et vendent chaque année, les principales difficultés qu’ils rencontrent dans la production et les prix auxquels ils vendent et achètent leurs produits. Ces questionnaires ont été distribués dans deux régions de la Guinée, soit le Moyenne et la Haute Guinée. Nous devions rencontrer les gens qui iraient sur le terrain pour remplir ces questionnaires pour leur donner une petite formation pour qu’ils sachent bien ce que l’on souhaitait savoir. J’ai eu la chance de rencontrer des gens vraiment super, autant des Guinéens que des « expats ». Inutile de vous dire que ma semaine a passée très vite! Nous avons visité les villes de Dabola, Kankan, Mamou et Labé. Toutes des villes et des régions très différentes, on croirait changer de pays à chaque fois! Et quel contraste avec Conakry aussi! Dès que l’on passe le « kilomètre 36 », c’est-à-dire la limite de la capitale où l’on retrouve pleins de voyageurs, de vendeurs de toutes sortes et un brouhaha impressionnant, on arrive sur un chemin en zig zag qui monte tranquillement à travers des paysages magnifiques et verts. La forêt, les champs de riz, les villages, les marchés publics, les troupeaux se succèdent pendant des heures devant nos yeux et à chaque fois je me suis sentie privilégiée de pouvoir connaître tout ça.
Je vais probablement retourner à Labé d’ici la fin de mon stage ici, mais dans un but plus touristique et puis peut-être qu’une autre mission sera nécessaire aussi, et donc que j’aurais encore la chance de me promener en Guinée. Il me reste aussi la Guinée Maritime et Forestière à découvrir!
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Visite sur KikwitDimanche, 28 octobre 2007
Il y a quelque temps j’ai eu l’occasion d’aller visiter pour une première fois une base où on réalise un programme. Enfin, une visite sur le terrain! Bien entendu, ce n’était pas une simple visite de courtoisie, j’avais quelques objectifs à atteindre. Tout d’abord de valider certaines informations par rapport à la situation sécuritaire ainsi que de participer à une supervision des activités du programme en cours. Voir l'article Sous la pluie…Mercredi, 17 octobre 2007
Selon La Prensa, 9420 personnes seraient affectées par ces pluies et 5805 seraient présentement hébergées dans des refuges. Des maisons, des chemins et des routes ont été détruites par les glissements de terrain. La chaussée de la route panaméricaine s’est affaissée entre Managua et Estelí, et au total, 222 km de cette route a été endommagée.
Comme moi, vous pouvez constater que le Nicaragua ne souffre pas seulement d’un manque d’eau mais aussi d’une surabondance de celle-ci lors de la saison des pluies. L’année dernière, le contraire s’est produit : il n’a pas plu. C’est difficile de contrôler Dame Nature pour ne pas dire impossible… Droit a l'alimentationLundi, 15 octobre 2007
Je vous envoie cette semaine un texte informatif que j’ai écrit dans le cadre de la 16ieme journée mondiale de l’alimentation (16 octobre) avec comme thème central Le droit a l’alimentation. Deux de nos partenaires organisent des activités comme une soirée documentaire sur la crise alimentaire de 2005, conférence publique sur le thème ; Quelles politiques pour garantir le droit a l’alimentation au Niger, dîner social, publication d’un journal spécial et émissions radio télévisés et débat. Le tout risque d’être fort intéressant car ce thème est d’une sensibilité assez exceptionnelle dans ce coin ci du Sahel. Je vous écrit plus longuement une prochaine fois. Kalatonton !
L’aide alimentaire et sa contribution au droit à l’alimentation. L’aide alimentaire depuis ses débuts a fait couler beaucoup d’encre tant pour ses retombées positives que négatives (déstabilisation des dynamiques locales). Divers constats ont tentés de faire évoluer l’aide alimentaire. Des mécanismes comme la charte de l’aide alimentaire[1] (présentement en cours de révision) dont le Niger fait parti contribuent à réguler l’aide alimentaire afin d’éviter les effets nuisibles possibles. Aussi le fait qu’il y a un déliement de l’aide indique une certaine mutation de l’aide alimentaire. Cet article présentera de façon succincte trois grandes lignes proposées[2] afin de réformer les pratiques de l’aide alimentaire en lien avec sa contribution à la réalisation du droit à l’alimentation[3] thème de cette 16ième journée mondiale de l’alimentation. Il y a trois catégories[4] d’aide alimentaire, l’aide programme, l’aide projet et l’aide d’urgence. La première l’aide programme est fournit sous forme de dons ou prêts en tant que transfert de ressources pour l’équilibre de la balance des paiements et elle est commercialisée sur le marché libre. Le deuxième type l’aide projet, cherche à soutenir des activités de réduction de la pauvreté et prévention des catastrophes. L’aide projet est généralement distribuée à des groupes cibles spécifiques mais peut aussi être vendue sur le marché libre (définit comme aide alimentaire monétaire). L’aide d’urgence pour sa part sert à des victimes de catastrophes, elle est librement distribuée à des groupes bénéficiaires. Ces deux types d’aides sont normalement canalisés sur une base multilatérale par les organisations non gouvernementales (ONG) ou parfois bilatéralement. La première recommandation pour améliorer la gouvernance de l’aide alimentaire est de faire passer les besoins des bénéficiaires avant ceux des donateurs. La communauté internationale est maintenant plus réceptive à livrer une aide qui cible adéquatement les bénéficiaires au lieu de diriger leur contribution pour écouler leurs surplus céréaliers. Le ciblage (au niveau macro et micro) se doit d’être efficace, réalisé à temps et répondre aux besoins réels. Parmi quelques changements proposés[5] on suggère la séparation de l’aide alimentaire des échanges commerciaux et que l’aide soit offerte uniquement sous forme de dons aux pays les moins développés. En second lieu vient l’amélioration de la gestion des achats et des dépenses. En favorisant l’achat des denrées alimentaires locales et/ou de pays limitrophes (aide non liée), ceci permet de dynamiser la production locale et de mieux répondre aux habitudes de consommation des populations. Le troisième rappel est d’utiliser l’aide alimentaire projet et d’urgence pour favoriser le développement. L’aide alimentaire peut être utilisée dans des programmes de vivres contre travail pour des travaux de restauration de terres dégradées et/ou de construction de systèmes d’irrigation. Ces initiatives peuvent contribuer au renforcement des capacités de production agricole dans la mesure où ils répondent à des besoins vraiment exprimés par les populations locales. Aussi lors d’une catastrophe, l’aide alimentaire d’urgence fournit un filet de sécurité nécessaire. Cette protection fait en sorte que les moyens d’existence ne sont pas complètement érodés et permets de conserver le capital productif à condition de prévoir d’autres mesures complémentaires pour accompagner le développement. Dans la mesure où ces recommandations sont appliquées, l’aide alimentaire possède le potentiel de contribuer à la concrétisation du droit à l’alimentation. L’aide alimentaire projet et d’urgence semblent être mieux en mesure de répondre aux trois recommandations de réforme proposées. En effet ces catégories d’aide visent un ciblage plus rigoureux et tentent d’intégrer l’aide à des programmes favorisant le développement. Il est donc essentiel de rester vigilant face aux rouages de l’aide alimentaire car une gestion aléatoire et précipitée peut entraîner des effets néfastes. Sonia Fournier Programme Managers Sans Frontières Université Laval, Canada. « A présent je ne réclame rien d’autre que la justice pour ceux qui ont faim » Pablo Neruda
[1] Regroupant 9 états membres du Comite inter états de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) et 6 pays donateurs membres du Club du Sahel, texte adopté en février 1990. [2] Tire des Directives sur le droit à l’alimentation, documents et étude de cas, FAO, Rome, 2006. [3] Définition « le droit à une nourriture suffisante est réalisé lorsque chaque homme, chaque femme, chaque enfant, seul ou en communauté avec d’autres a physiquement et économiquement accès à tout moment à une nourriture suffisante ou aux moyens de se la procurer », Comité des droits économique, sociaux et culturels des Nations Unies, 1999 [4] Définition du programme alimentaire mondial (PAM) [5] Déclaration de Berlin
Le Nicaragua avec les yeux de ma mèreMercredi, 10 octobre 2007
Quelques jours à Estelí furent suffisants pour lui montrer comment je vivais mon quotidien. Elle fut d’abord impressionnée par mon chez moi qui, à part les petites fuites d’eau étant donné la saison des pluies, est sécuritaire et très joli. La petitesse de la ville nous a donc convaincues de partir quelques jours afin de voir d’autres coins du Nicaragua.
Afin de faire vivre à ma mère le « backpacking » en Amérique centrale, les « chicken bus » étaient notre principal moyen de transport. Dans de vieux autobus scolaires colorés, nous avons parcouru une partie du côté sud-ouest du pays.
Le plan du voyage fut le suivant : Granada, Masaya, Île d’Ometepe, San Juan del Sur et Managua. Malgré notre horaire chargé, ce parcours laissait place à la découverte et à la détente. C’était ma deuxième visite à Granada et encore une fois je pouvais admirer son décor coloré et me promener au bord du Lac Nicaragua. On trouve dans ce lac des poissons scies et des requins d’eau douce. La présence de ces espèces s’expliquerait par une éruption volcanique qui aurait un jour formé la côte pour ainsi séparer le lac avec les eaux du Pacifique. Le lac est immense : il recouvre une superficie de 8624 km2.
Une heure de bateau et nous nous sommes retrouvées dans un petit paradis terrestre où la tranquillité fait quasiment oublier que nou
Je revois encore les yeux de ma mère devant les petites maisons au plancher de terre, les petits enfants nu-pieds demandant quelques sous, les « squeegees » de Managua qui ont en moyenne 10 ans, les gens jetant leurs déchets par les fenêtres des autobus, la pluie torrentielle, la pauvreté indescriptible, et je sais qu’aujourd’hui elle comprend. Elle comprend que, malgré tout, ces gens gardent leur sourire et ont toujours espoir. Elle comprend pourquoi je suis ici.
J'ai danséDimanche, 30 septembre 2007
Mariame est arrivée au CIEPEX au début du mois d’août. Grâce à elle, je ne suis plus la seule fille au CIEPEX! Nous sommes tout de suite devenues des amies. Nous avons presque le même âge et son statut de secrétaire-réceptionniste lui permet de passer du temps avec moi, même pendant les heures ouvrables. On partage aussi nos repas du midi ensemble. Cela faisait peut-être deux semaines que nous nous connaissions quand elle est venue faire un tour à la maison, par le premier (!!!) samedi ensoleillé que je voyais à Conakry. Elle n’avait pas beaucoup de temps car elle devait aller à une cérémonie traditionnelle organisée chez une de ses tantes paternelles à l’autre bout de la ville. Quand elle m’invita à y participer, vous vous imaginez bien que j’ai tout de suite dis oui! Nous sommes donc passé chez Mariame ou elle a enfilé un boubou traditionnel et puis nous avons quitté pour la maison de sa tante. Après avoir emprunté plusieurs taxis, car la maison se trouvait vraiment loin, nous avons atteint le bon quartier. De là, il fallait marcher encore pendant plusieurs minutes. Enfin nous sommes arrivées chez sa tante après environ une heure de route. Dans la cour, des chaises étaient disposées en cercle pour les invités. Nous nous sommes installées près de l’endroit où étaient assises les tantes de Mariame, des dames très gentilles et très belles dans leurs longs boubous à motifs et leurs coiffes assorties. Il n’y avait que des femmes à cette cérémonie traditionnelle. Sauf deux jeunes hommes qui jouaient du tam-tam et autres instruments de musique à l’avant du cercle formé par les chaises. Les femmes parlaient entre elles et tout était encore plutôt calme. Pourtant, la mère de Mariame m’avait bien dit avant que l’on parte que les femmes allaient danser, danser, danser… Mais on aurait dit que tout tardait à commencer. Finalement, une vieille dame est entrée dans la cour et a étendu une natte un peu en retrait du cercle, à la droite des musiciens. Ensuite, le bruit des tambours nous est parvenu de l’extérieur. Il se rapprochait. Un groupe de femmes est entré dans la cour en chantant joyeusement et en jouant de toute sorte d’instruments, parfois même improvisés. Il y avait des enfants avec elles. Le cortège a fait le tour de la cour, et puis quelques-unes de ses membres ont pris place sur les chaises comme nous. Deux jeunes filles ont été conduites à la natte où elles se sont assises en compagnie de la vieille dame qui l’y avait installée. On leur donna des genres d’instruments à percussion fabriqués avec des morceaux de calebasses brisées suspendus sur un fil au bout d’une baguette de bois. Les fillettes, âgées d’environ six et dix ans agitaient leur nouvel instrument au rythme de la musique des musiciens qui jouaient à l’avant. L’ambiance était réellement à la fête. Trois ou quatre griottes, des femmes venues chanter les louanges de l’organisatrice de la cérémonie, des participantes etc, circulaient en chantant et dansant. Pour les remercier de leur présence, les femmes leurs remettent de l’argent. Ces femmes (mais il y a aussi des hommes griots) improvisent des chansons et autres prestations pour leurs « public ». Une d’entre elles avait rempli sa robe de coussin et de bourrure afin d’avoir l’air d’avoir des fesses et des seins énormes, vraiment disproportionnés. C’était plutôt comique.
Les femmes se sont mises à danser, formant un nouveau cercle à l’intérieur des chaises. Une par une, elles allaient danser au milieu. Tout le monde riait et s’amusait bien. Elles tournaient, sautaient, chantaient, levaient leurs pieds! Leurs mouvements étaient en même temps gracieux et forts, spontanés et songés. J’étais très impressionnée et ne regrettais pas d’être venue, même au prix de cette heure passées dans des taxis trop bondés! Ensuite, comme je m’y attendais un peu, une des tantes de Mariame me tira par le bras pour que je me joigne à la danse. Je crois que j’ai ris autant que je les ai fait rire! La danse africaine, ce n’est pas facile! Mais tout le monde était bien content que j’ai osé essayer et les femmes me serrèrent fort contre leur cœur. Comme il était déjà près de 17h et que nous souhaitions rentrer à la maison avant qu’il ne fasse sombre, nous avons dit au revoir aux convives et sommes retournées à travers le quartier pour prendre un taxi. Les femmes continueraient à danser pour quelques temps encore, avant de manger et de quitter. La cérémonie se terminera tôt. Car après le départ des invitées, il faudra effectuer la cérémonie en tant que telle. Je ne sais pas si vous avez deviné? Moi je le savais depuis le début et cela donnait une saveur un peu amère aux festivités auxquelles je prenais part, ou au moins un regard différent. Mais je ne regrette rien et je le referais si c’était nécessaire. Après tout, qui suis-je pour juger les traditions des autres? Mais en même temps, ça me fait un peu bizarre quand je pense au jour où j’ai dansé à une cérémonie traditionnelle d’excision.
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11 ième semaine, 15 autres à venir Inchallah!Vendredi, 28 septembre 2007
Mélina ma coloc, ma sœur, ma collègue s'est payé un palu de première qualité. Oui elle prenait religieusement ses médicaments anti palu mais bon les anaphèles (de vraies vampires ses moustiques) en saison des pluies sont présentes en quantité industrielle. Elle s’en tire mais c’est fou le cocktail d’antibiotiques, vitamines, anti nausées qu’elle a ingurgité via intraveineuse depuis une semaine et sans oublier une perte de poids importante. N’empêche ça m’a fait de quoi de la voir autant affaiblie. Tout mon entourage me ditque le premier palu c’est toujours le pire. Je continue à me croiser les doigts et prendre religieusement mon lariam à tous les dimanches!
Mon corps réagit d’une drôle de façon dernièrement aux piqûres de moustiques. Le jeudi passé j’ai été piqué de façon simultanée par 2 ou 3 maringouins presque au même endroit et ça m’a faite faire une petite ecchymose mais bien rouge d’environ
Je suis mieux fixé quand à mon appui à l’actualisation du plan de contingence. (PC) Le document projet que j’avais préparé a été apprécié. J’étais dans la bonne voie il y a seulement eu quelques précisions. Donc avec les compte rendus, observations des entretiens et visites terrain que j’ai réalisé dans le cadre des projets humanitaires en cours ces éléments / brève analyse (points forts, faibles, recommandations) serviront à alimenter les échanges avec les organisations partenaires pour l’actualisation du PC. Je vais aussi avancer certaines sections du PC comme par exemple les informations générales, contexte, processus, inventaire de certaines ressources. Parallèlement je vais adapter et traduire certains outils d’élaboration du PC (étapes, différents formats, conception de scénarios etc.) pour les mêmes organisations.
Aussi mon appui au partenaire local Action pour un développement durable se concrétise. Je vais travailler à leurs bureaux environ 2 fois par semaine. Donc mercredi prochain avec mon homologue Ramatou nous allons débuter l’élaboration des termes de référence pour la collecte de données auprès des parties prenantes (direction agriculture, et des coopératives et organisations paysannes, services départementaux, les 3 communes, un échantillon de villages). Ces données primaires et secondaires après leur analyse serviront à élaborer un projet en sécurité alimentaire dans les 3 communes. L’idéal serait d’accompagner le partenaire jusque dans l’étape de conception du dit projet. Lors de nos derniers échanges mon partenaire a exprimé le souhait d’être renforcé en gestion axée sur les résultats. Je vais donc préparer et faciliter une formation là-dessus d’ici j’espère la fin octobre. En résumé rien de très sorcier et surtout faisable et réaliste pour le temps qu’il me reste.
La saison des pluies semblent être terminées (à mon grand désarroi!) car même si pluies rime avec palu au moins le temps était plus frais. Depuis les derniers jours une chaleur assez intense s’installe, ça l’affecte mon rendement je ne peux vous le cacher. Je me donne donc quelques temps pour me réajuster!
Le mois du Ramadan se poursuit. Les gens tiennent bon, le moral y est encore mais les yeux tirés sont de plus en plus fréquents. Je reste fascinée par un tel engagement. Au plaisir d'avoir de vos nouvelles car pour l'instant elles sont sporadiques
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