Le 16 novembre dernier, j’ai terminé mon contrat de 4 mois au sein du PECAN. Heureusement, ce n’était pas la fin de mon séjour au Nicaragua. Effectivement, par les efforts apportés dans mon travail, une proposition m’a été offerte afin de renouveler mon contrat de travail pour une année de plus. C’est donc avec enthousiasme que mon copain et moi allons revenir en terre nicaraguayenne le 14 janvier 2008 pour une nouvelle aventure grâce à Oxfam-Québec.
Afin de profiter de mes deux mois de vacances et de la proximité des pays d’Amérique centrale, je suis allée faire un petit tour dans un pays voisin : le Costa Rica. Accompagnée de ma sœur, ma cousine et mon copain, j’ai pu découvrir « la Suisse de l’Amérique centrale ». Habité par de nombreux Américains, Allemands et Espagnols, ce pays est rempli de mille et un visages présentant un impressionnant mélange culturel. Visité par plus d’un million d’étrangers par année, il est extrêmement bien organisé pour faire vivre aux voyageurs une expérience inoubliable. Toutefois, la popularité de l’industrie touristique a considérablement fait augmenter le coût de la vie.
Bien que le Costa Rica soit un des pays limitrophes du Nicaragua, il diffère énormément par sa culture, son climat et sa végétation. Là-bas, la pauvreté existe mais à un degré moins important, les problèmes d’eau n’existent pas ou presque et les forêts tropicales remplissent les terres costaricaines. En effet, les parcs nationaux et autres aires protégées de ce genre représentent 30% de l’ensemble de la superficie du pays. L’écotourisme est en quelque sorte la marque de commerce du pays et ce qui attire les adeptes de plein air. Cependant, les nombreux hôtels, condos et domaines présentement en construction laissent croire à l’émergence d’un tourisme de masse au cours des prochaines années. Selon moi, cette réalité remet le principe d’écotourisme en question.
« Pura vida », la vie pure, est le slogan de ce petit paradis terrestre. Mon voyage aura certainement été à l’image de ces deux mots si souvent entendus durant notre séjour. Les plages du Pacifique, les forêts tropicales, la canopée, les plantations de café, les volcans, les bains thermaux et les nombreux singes en liberté ont fait de mon aventure un séjour bien apprécié.
Le 6 décembre prochain, je serai de retour dans ma réalité, celle où il m’est difficile de voir l’indifférence des gens face aux vrais problèmes du monde qui les entoure. Consciente que mon retour ne sera pas facile étant donné qu’il coïncide avec la période de Noël, qui est de nos jours à l’image de notre société de consommation, je suis toutefois contente de revenir chez moi.
Je termine donc ce blogue en vous remerciant de l’appui que vous m’avez apporté en m’écrivant des commentaires ou tout simplement en lisant mes textes. En espérant que j’ai pu vous sensibiliser à une réalité qui, à bien y penser, n’est pas très loin de chez nous, je vous invite à suivre ma prochaine année au Nicaragua dans mon nouveau blogue dont l’adresse vous sera divulguée prochainement.
Au plaisir de vous voir lors de mon passage au Québec!